Dead or Alive 5, les poupées modernes

deadoralive5_05

Depuis sa naissance en 1996, Dead or Alive a une réputation sulfureuse. Entre ses héroïnes plantureuses et leurs tenues aguichantes, Tecmo a senti l’engouement monter chez les joueurs (surtout dans leurs pantalons). Dès lors, Dead or Alive 2 s’est vite décliné en plusieurs versions, cumulant les costumes bonus et finissant de donner à ces femmes virtuelles le statut d’égéries. Les années ont passé et voici Dead or Alive 5, dernier épisode en date d’une recette bien connu : sea, sex and fun.

En plus de 15 ans, Tecmo a eu le temps de peaufiner sa formule émoustillante. Elément principal de celle-ci, les combattantes en petites tenues ont une chance extraordinaire : elles se bonifient avec le temps. Pour une licence dont la plastique des héroïnes est un moteur des ventes, l’avancée technologique est particulièrement importante. La sortie de Dead or Alive 5 sur la génération actuelle est donc plutôt judicieuse, surtout que de nombreuses années le séparent du quatrième volet. Les personnages profitent ainsi d’une peau de bébé, et les amateurs de ces dames apprécieront la physique de leur poitrine. Mais Dead or Alive est aussi synonyme de spectacle avec des arènes plus ou moins interactives, rappelant des films comme Destination Finale. Les graphismes permettent donc de se laisser porter par ce côté spectaculaire, tout comme la mise en scène dynamique.

Dans sa version "Ultimate", Deador Aive 5 intègre de drôles de costumes...

Dans sa version « Ultimate », Deador Aive 5 intègre de drôles de costumes…

Plus ingénieuse qu’il n’y parait, la réalisation met l’accent sur l’action. Projeter son adversaire sur une voiture, voir soudainement atterrir une poutre métallique sur celle-ci et faire exploser l’ensemble, la mise en scène est euphorisante et met en exergue une causalité aussi divertissante que terrifiante : chaque impacte avec l’environnement occasionne des dégâts additionnels. Evidemment, la réalisation est aussi l’occasion d’admirer les courbes féminines sous tous les angles, notamment lors des coups puissants, des attaques spéciales accompagnées de zooms, gros plans et travelings. Cette érotisation des corps prend une tournure encore plus intéressante à la fin des affrontements. Grâce à l’avancée technologique, il est désormais possible d’apercevoir la saleté et la sueur sur le corps des protagonistes ; et si jamais la défaite est au rendez-vous, les combattantes n’hésitent pas à haleter au sol, rappelant inévitablement l’acte sexuel. De quoi émoustiller bien des hommes… et faire hurler les pisse-froid criant à la misogynie.

Malgré son côté sexy, Dead or Alive 5 reste un jeu de combat réussi, relativement technique et très spectaculaire, avec des affrontements à deux contre deux.

Malgré son côté sexy, Dead or Alive 5 reste un jeu de combat réussi, relativement technique et très spectaculaire, avec des affrontements à deux contre deux.

Pourtant, Dead or Alive 5 reste un jeu de baston, et c’est probablement ce qui finit de rendre l’érotisation des personnages si intéressante. Plutôt technique et incorporant un système de contre-attaques jouissif, le jeu est dans la tradition des ténors d’un genre qui, de tout temps, a basé son fondement sur la manipulation des corps. Derrière ces héroïnes habillées de fantasmes intemporels (secrétaire, policière, mère Noël, infirmière, etc.), se trouve ni plus ni moins qu’un jeu de marionnettiste. Et qu’est-ce qu’une marionnette si ce n’est un jouet, une poupée ? Dead or Alive peut donc être comparé à un jeu de poupée pour adultes. C’est toute l’ironie de la chose : derrière son érotisation exacerbée, le titre de Tecmo est la forme moderne d’un passe-temps enfantin. Un jeu avec des femmes sexy, principalement destiné aux hommes mais assurément fait par des amoureux de la plastique féminine.

Acheter Dead or Alive 5 sur Xbox 360, PlayStation 3 et PlayStation Vita
A lire aussi :