Dragon’s Crown, mon royaume contre une PS Vita

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Paré d’une plastique irréprochable, Dragon’s Crown mêle action et jeu de rôle pour un résultat étonnant. Disponible sur PlayStation 3 et Vita, le jeu de Vanillaware voit ses origines remonter à l’année 1997 : c’est après la sortie de Princess Crown sur SEGA Saturn que George Kamitani (fondateur et directeur artistique du studio) imagine Dragon’s Crown. L’objectif ? Révolutionner le secteur du beat’em all, comme Golden Axe l’avait fait quelques années auparavant. Plus de 15 ans ont passé et, après avoir un temps été envisagé sur Dreamcast, Dragon’s Crown voit enfin le jour. Evidemment, de l‘eau a coulé sous les ponts et les jeux comme Golden Axe ne sont plus que de lointain souvenirs…

Dragon’s Crown ne brille pas par son scénario. A vrai dire, il mise plutôt sur son background empreint d’Heroic-Fantasy. Que l’on choisisse un nain, une amazone, un chevalier, un mage, une sorcière ou un archer, une seule issue à nos problèmes : un terrible Dragon à terrasser et une couronne à récupérer. Le jeu n’aurait pu trouver meilleur titre. Pour venir à bout du cracheur de feu, rien de plus simple : guider notre avatar dans des niveaux à deux embranchements, afin de gagner de l’expérience et glaner des orbes nécessaire à l’affrontement ultime. Basé sur la rejouabilité, Dragon’s Crown est parfaitement adapté à la Vita. Avec ses niveaux d’une dizaine de minutes, difficile de ne pas s’imaginer dans les transports en commun, d’autant que le jeu est assez souple dans son concept. Par exemple, une fois un parcours terminé, le joueur est automatiquement téléporté en ville où il peut faire quelques emplettes, ressusciter des morts faisant office de compagnons ou obtenir des quêtes annexes. La contrepartie demeure l’aspect répétitif de la chose, forcément plus prononcé sur PlayStation 3 (recommencer un niveau plusieurs fois sur sa TV ne procure pas la même sensation que de faire une ou deux parties dans les transports, ou avec un la TV en fond sonore).

Magnifique, le jeu a tout de même un défaut agaçant. En effet, l'intelligence artificielle de nos partenaires frise parfois le ridicule. Le mode en ligne a donc ses avantages.

Magnifique, le jeu a tout de même un défaut agaçant. En effet, l’intelligence artificielle de nos partenaires frise parfois le ridicule. Le mode en ligne a donc ses avantages.

En dehors de cette rejouabilité omniprésente (qui s’apparentera à un défaut pour certains), Dragon’s Crown séduit par sa générosité. Ainsi, on a affaire à un étonnant hommage aux années 90 et aux jeux de rôles. Le côté rétro est surtout visible à travers le parti pris 2D et le nombre conséquent d’interactions parsemant le jeu. D’ailleurs, Kamitani a fait preuve d’obstination puisque, pour notre plus grand plaisir, les héros peuvent chevaucher des montures à la manière de Golden Axe. De même, on s’étonne de l’abondance de coups mis à disposition du joueur, chaque personnage possédant une dizaine d’actions qui varient en fonction de l’équipement et de l’arsenal récupérés. L’importance du loot et du multijoueur (le jeu est jouable à quatre) rappelle les jeux PC et évoque une vision relativement occidentale du RPG. Couplé à un design mêlant influences japonaises et occidentales, et au narrateur rappelant inévitablement les jeux de rôle papier, ces détails poussent à voir en Dragon’s Crown un vibrant hommage à la notion de RPG, aussi bien papier que vidéoludique, et occidental que japonais. Un plaisir à vivre seul ou à plusieurs, vivement conseillé aux possesseurs de PlayStation Vita.

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