Forza Horizon : « avant de conserver ses souvenirs, il faut les vivre »

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Créée en 2002, Forza a su compter sur un contenu abondant, des réglages poussés et une esthétique léchée afin de se donner un aspect simulation. Pourtant, côté gameplay, la licence de Microsoft a toujours privilégié une relative accessibilité, un peu à l’instar de Gran Turismo. Au fil des ans, et faute de véritable renouveau, la franchise à logiquement fini par s’écarter de son dessein primaire : le réalisme. Sortant à la fin de vie de la 360, Forza Horizon fait office d’épisode hybride, assumant plus que jamais l’évolution de la série.

En partant du principe que l’horizon est une limite inatteignable, le Forza au cœur de cet article porte bien son nom. L’horizon, s’il représente généralement une limite visuelle (celle séparant le ciel de la terre), peut aussi métaphoriser une quête désespérée. Dans Forza Horizon, la limite visuelle est évidemment ce que le joueur doit fixer pour conduire, et son équivalent métaphorique est la liberté saisissante que procure le jeu, sorte de promenade que l’on sait infinie. Ainsi, à l’instar des jeux de courses ouverts de ces dernières années, le jeu nous fait parcourir des étendues dépaysantes, plus particulièrement celles du Colorado : les paysages désertiques américains jouent un rôle prépondérant et insufflent à l’expérience une sensation assez étrange, entre exotisme et évidement cérébrale.

Côté gameplay, Forza Horizon reprend les bases de la série, avec une conduite souple, entre arcade et simulation.

Côté gameplay, Forza Horizon reprend les bases de la série, avec une conduite souple, entre arcade et simulation.

De tout temps, les jeux de courses ont reflété l’aspect mécanique de la conduite. Finalement, qu’importe sa place sur la ligne d’arrivée, le joueur effectue des tours de circuit de façon mécanique, quasi-obsessionnelle. Si Forza Horizon ne propose que peu de courses fermées (environnement ouvert oblige), il donne une vision poétique de la conduite, ou du moins émotionnelle. Ici, le but est d’arpenter le Colorado pour participer aux courses d’un festival nommé Horizon, et devenir le boss des pilotes. Par festival, on parle évidemment de musique, et l’influence de cette dernière sur Forza Horizon est importante.

Aussi joli que Forza Motorsport 4, le jeu propose de conduire des dizaines et des dizaines de bolides.

Aussi joli que Forza Motorsport 4, le jeu propose de conduire des dizaines et des dizaines de bolides.

C’est bel est bien cette musique qui donne à Forza une synergie hypnotisante. Car la bande son est faite de musiques rocks ou électroniques, ces mêmes chansons qui pourraient, dans d’autres circonstances, se retrouver dans les campagnes publicitaires des constructeurs automobiles. Benny Benassi, Digitalism, New Order, Santigold, Empire of the Sun, The Black Keys… Forza Horizon comporte son lot de groupes connus ; et les écouter en plein désert, avec pour seul but d’éventuellement s’arrêter pour participer à des courses, apporte un sentiment de liberté surprenant. Le choix du Colorado, cadre atypique par excellence, n’est donc pas anodin et apporte une fascination visuelle.

Plus qu’un simple jeu de course, Forza Horizon est une ode à la conduite et à la liberté. Libre de toute contrainte, le joueur s’imagine parcourir les plaines arides américaines à toute vitesse, cheveux dans le vent. La première adaptation de publicités automobiles : contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas rien.

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